CHRONIQUE DU MARDI : Que dit le divan ?


Que dit le divan ? Tous les ânes ne sont pas noirs ! Dans le cheptel de moutons et de chèvres de mon bien public, le Médecin Professeur Ali Nouhoum Diallo (AND), parfaitement gardé par les abeilles en caverne de l’ami Archéologue Alfa Oumar Konaré (AOK), la gourde longuement accrochée à l’épaule gauche du Premier des bergers de la 3ème République, en avion-attachez-hôtesses la ceinture de mon vilain beau frère, Ibrahim Boubacar Kéita (IBK), ne contenait ni lait du Mali, ni fromage de France, ni miel de Ségou pour les assoiffés de pouvoir des captifs du comité d’accueil ministériel de notre trio infernal. Tans pis pour ces applaudisseurs agrées, ils n’avaient qu’à gérer leurs poignées de main à la maison. Que dit le divan ? A la seconde arrivée négociée d’Amadou Toumani Touré (ATT) au pouvoir, après double commande hexagonale, du coup d’état militaire de mars 1991 et de sa candidature à l’élection présidentielle en 2002, la mollesse du consensus du Mouvement Démocratique, avec le héros bamakois devenu fait divers dakarois, a tourné en drame sacré, à couper en deux le sommeil national, du Nord au Sud du Mali Sahélo Saharien en mars 2012. Et depuis, c’est la revanche politique bien armée des déclassés sociaux, des exclus du système académique (bulonkônôkalandenw), des recalés scolaires et autres mal classés par la grille d’épuration non filtrante de l’école républicaine et de la fonction publique, détournée par les pervers partisans, clandestins et déclarés, vampires en sang sacré, en bien acquis de haute lutte et en tableau d’honneur. Que dit le divan ? Un ami français, très haut placé à Bamako, m’a personnellement confié que les Maliens avaient la fraude dans les gènes, coté éducation nationale. J’ai tout de suite pensé à mes cousins Jôkômè, hommes d’affaires des peulhs, pilleurs du Trésor Public pendant la Transition de 1991. Que dit le divan ? Le désormais super sécurisé Général Moussa Traoré (GMT), au cours de 10 ans de cabane dorée à Markala sur Niger, s’est bien adressé au Seigneur des seigneurs. Les prières nocturnes du Grand Mendiant Têtu (GMT), mon grand frère, via le Professeur Souleymane Sangaré, ont en effets malédictions été acceptées quelque part : contre tous nos petits et gros mensonges libertaires pour le dégager au plus vite de la scène tant convoitée, avant de recevoir son enfer sur nos têtes brouillonnes de jeunes et naïfs révoltés. Ses pieuses invocations nous ont cependant bien rapprochés, par la grâce du Pont Fahd, des salafistes arabes, sans nous sortir des griffes judéo-chrétiennes de l’occident triomphaliste. Que dit le divan ? Dans notre béni pays, corrompu à souhaits divers, par la franc-maçonnerie et autres sectes diaboliques locales, les minoritaires chrétiens sont plus musulmans, en ce domaine de purification stratégique de l’Etat-Nation, que les majoritaires baptisés fidèles de la Oumma du Prophète Muhammad (PSL). Parce que les pouvoirs publics sont, dans la crainte d’Allah (SWT), à bâtir scientifiquement, et non par le rituel païen des sacrifices humains, les derniers des monothéistes ont un dur chemin de vérité à fréquenter au Mali et ailleurs : pour enfin se reconnaître uniquement croyants en la supériorité universellement reconnue du Coran et de la Sunna, sans exagération théologique ni contrainte suicidaire. Que dit le divan ? L’assistance technique et financière pétrodollar « In God We Trust / En Dieu, nous avons confiance » de l’Organisation de la Coopération Islamique (OCI) semble vainement attendue chez son très proche voisin Yéménite, injustement abusé par la coalition Saoudienne, dans son conflit théologique héréditaire Chiite et Sunnite. Et ici aussi, au Mali, l’OCI est vivement invité à plus de visibilité, de la Mauritanie du G5 ou G75 Sahel, au Tchad. Que dit le divan ? Jetez les cauris sur les nouvelles têtes turques Otanisées de l’Empire Ottoman, rejetées pour clash spirituel des civilisations par les décideurs indécis de l’Union Européenne (UE). Ce sont les seules musulmanes, capables en cette actualité très troublée, de méditer, d’agir et de peser en derviches tourneurs soufis jihadistes, dans les rondes antiterroristes internationales. A mesure d’élargir à New York le « Groupe Onusien des Amis de la Médiation » pour proprement neutraliser, sans perte de vie humaine, Iyad, Amadou Kouffa et Compagnons Mondiaux de l’Etat Islamique (DAECH), qui n’ont absolument rien à voir avec un Etat, encore moins avec l’Islam. Que dit le divan ? Tous les ânes ne sont pas non plus blancs ! Avec quel fétiche de sorcier toubab, mon petit frère, Adam Thiam, se cacherait-il chez le copain Gaoussou Drabo, plumitif consacré de la Katiba de Ségou, à Kati-attrape-Koulouba Palais-Fosse Commune 9, par un capitaine égaré du fleuve Niger ? Après haute pression mise sur le respectable, Jônkunda (quartier d’esclaves) Taarawélé (missionaire), Président de la République par Intérim, battu en pleine audience civilisée par des mains sauvages, équipées de gourdin dissimulé, de membres criminels des Organisations de la Société Civile (OSC), comme du beau bazin qui craque richement, le capitaine propulsé Général, Amadou Aya Sanogo, dans une autre cabane dorée, au bord du Sankarani, jouit de son galon étoilé très ensanglanté par la scandaleuse perte de vie gratuite de ses frères d’arme, sans grève de la faim. Que dit le divan ? A force de courir sauve-qui-peut, comme un lapin, derrière le bonheur et l’honneur, vendus aux nombreux coups d’état militaire et aux incomptables foires électorales, les Maliens se font faits bien attrapés par le malin de leur malheur et de leur déshonneur. Que dit le divan ? Le martyrisé 1er Président, Modibo Keita, est bien le martyriseur de Fily Dabo Sissoko et Compagnons. Que dit le divan ? Pour une triste et vieille histoire très actuelle de Franc Malien contre FCFA en 1962, ils ont injustement été jugés par un tribunal populaire à la Maison des Combattants, jetés en prison au Fort de Kidal-la-Terrible, avant de passer par le peloton d’exécution en tombe inconnue. Que dit le divan ? Soyez justes en larmes partagées, qui ne soient pas hypocrites de crocodile, pour ces deux poids lourds et deux mesures. Que dit le divan ? Tous les Présidents de la République du Mali ont eu le grand défaut imparable de leurs altruistes qualités. Un seul, AOK, le plus grand dioula import-export de la culture malienne devant l’Eternel, a eu l’exceptionnel avantage de prononcer un très sévère dernier discours à l’adresse du peuple et en faveur de son plus mauvais marché électoral de succession avec ATT en 2002. Que dit le divan ? Le Pardonneur aime le pardon, partout et pour tous : soi-même, les amis et surtout, les ennemis. Et selon Bob Marley : « your worst enemy could be your best friend, and your best friend, your worst enemy / ton pire ennemi pourrait être ton meilleur ami, et ton meilleur ami, ton pire ennemi. » Que dit le divan ? Dieu ne dort pas !!!
Hamidou Magassa, CERNES.

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