GOUVERNEMENT AIM : Des surprises et des déceptions


La composition du gouvernement de Abdoulaye Idrissa Maiga a passionné et tenu en haleine toute la capitale. Les tractations ont duré et ont permis bien de supputations, mais, au finish, de grosses surprises et des déceptions.

La première remarque est l’inflation du nombre de ministres et surtout d’avocats dans le gouvernement. Ces derniers sont au nombre de trois. S’il y a un qui est sorti, Me Tall en occurrence, les MMe Tapo et Baber Gano ont abandonné leurs études pour des cabinets ministériels et pour rejoindre Me Konaté qui garde son fauteuil. Baber Gano pour le quota RPM, et Me Tapo qui serait pour l’Adéma.

Un moment, Tienan, ambassadeur à Washington, pressenti au poste de Premier ministre, hérite de la défense, Une autre surprise a été la composition du gouvernement sans la CMA, qui, pourtant, était annoncée. On a suivi les contacts et les propositions, le tout est de savoir ce sur quoi elle ne s’est pas entendue avec le gouvernement. Dans la même veine, il a été distillé à souhait l’entrée du Parena à travers son président. Et les démentis de PPR dans la journée n’ont rien changé, on pensait mordicus que le Parena allait faire le grand saut, surtout qu’il avait eu récemment des postures difficilement explicables à travers sa ligne de conduite habituelle.

Il y a eu le départ de barons du RPM, comme Mahamane Baby qui a été sans discontinuer dans tous les gouvernements depuis l’accession du président IBK à la magistrature suprême.

La première grande déception est au niveau de la taille de l’attelage. Il eut fallu, dans notre contexte de difficultés financières, réduire la voilure. Au lieu de cela, la politique politicienne a prévalu, et il a fallu faire de la place à tout le monde. Là où on peut parler encore de politique politicienne, c’est avec le retour de Tieman Huber Coulibaly. Il avait été remercié pour insuffisance de résultats à la défense. Il revient à la tête d’un grand département, sans que l’on sache s’il sera à la hauteur, mais, juste, parce qu’il faut s’assurer ses voix pour 2018. Même dans ce cas, est-il le seul cadre de son parti ? Bien d’autres cadres ont été recrutés sans passer par les présidents des partis. La même chose aurait dû se passer dans son cas.

Alexis Kalambry

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