HERVE RENARD, SELECTIONNEUR DU MAROC « Le Maroc a mérité sa qualification »


Le sélectionneur des Lions de l’Atlas du Maroc, Hervé Renard est revenu en conférence de presse sur la qualification du Maroc pour la phase finale de la Coupe du monde, au terme d’un match maîtrisé contre la Côte d’Ivoire.
Les Echos : Qu’avez-vous retenu de cette rencontre qui consacre la 5è qualification du Maroc à la phase finale d’une Coupe du monde. Mission accomplie ?
Hervé Renard : Ça a été un match exceptionnel, mais au final nous avons décroché un bon résultat. Nous avons eu beaucoup de matches difficiles, mais celui de ce soir a été le plus compliqué. C’est une qualification méritée. Le Maroc a mérité sa qualification. Je suis très fier de tous mes joueurs dont Boutaib Khlalid qui a été présent dans sa zone et qui a réalisé un travail énorme face à Serge Aurier. Il fallait des consignes aux joueurs qui ont appliqué. Ce qu’on avait fait, on a rien changé. Il s’agit de percer l’adversaire à perdre le ballon. Par le pressing et une organisation par le collectif, on a réussi la mission. Après les joueurs ont réussi un match exceptionnel. Ils étaient présents et ont répondu aux duels.
Les Echos : L’équipe ivoirienne a-t-elle facilité votre tâche avant le match ?
H.R. : Nous avons su garder la tête froide. C’est normal de souffrir dans un match comme celui-ci. Ce soir, nous avons joué contre une magnifique équipe de Côte d’Ivoire. On nous attendait dans les duels, on a répondu. C’était la clé du match. Mais je pense qu’en plus de ces aspects, il fallait compter avec notre état d’esprit, notre combativité et notre détermination. Dans le groupe, chacun amène sa pierre à l’édifice. Nous sommes contents de ceux qui ont joué, de ceux qui sont rentrés et de ceux qui n’ont pas participé. Nous avons besoin de l’aide de toute l’équipe y compris le staff avec Hadji que je remercie.
Les Echos : A Oyem lors de la Can, vous avez dit que le match se joue dans les premiers instants. Ce soir pareil ?
H.R. : L’entraîneur a une mission. Je suis venu à la tête de cette équipe pour une qualification en quart de finale de la Can et celle du Mondial. Il y a deux ans, on était loin de là. Avec la solidarité et le collectif, le match était gagné.
Les Echos : Etes-vous l’homme le plus heureux ?
H. R. : Oui, je suis un homme comblé. Mais les supporters qui ont effectué le déplacement sont autant. A Casablanca contre le Mali, puis le Gabon ils étaient heureux. Mais ce soir, c’est une autre ferveur. Les mêmes supporters étaient déçus un moment. Mais cette année, ce n’est pas pareil. Une fois je remercie le président de la Fédération qui m’a donné tous les moyens de ma mission. Je remercie également sa Majesté le Roi Mohamed VI. Il m’a appelé juste après le match pour me féliciter. Il a rendu hommage à tout le monde. Ce soir, on est fier que le maillot marocain revienne au Mondial. Il y a deux ans, j’étais viré à Lille et ce soir, c’est une qualification à la Coupe du monde. Le foot, c’est aussi ça.
Les Echos : Qu’est ce qui a changé selon vous dans cette équipe de Côte d’Ivoire entre 2015 et 2017 ?
H.R. : L’histoire ne se répète pas de la même façon. En football, ton client d’aujourd’hui n’est pas forcément celui de demain. Chaque chose a son temps. Ce soir, j’avais un joueur que je tenais à féliciter. Il s’agit de Boutaib Khalid, il était présent dans sa zone. Il a fait un travail remarquable face à Serge Aurier. Il a tout donné pour son pays.
LES Echos : Le tirage au sort du Mondial s’approche. Avez-vous une préférence ?
H. R. : Je veux affronter la France. Ce sera un grand honneur d’être dans la même poule que la France. En attendant, je pense que notre retour au pays sera un peu comme ici en février 2015 avec des moments de fortes émotions.
Les Echos : Quel a été votre dernier discours aux joueurs avant le match ?
H.R. : Dans la simple causerie, je leur ai dit qu’il y avait eu la génération de1986, 1990 avec les Coupes du monde 1994 et 1998 avec Moustapha Hadji qui est dans le staff que je remercie, et que maintenant c’était à eux d’écrire leur histoire pour 2018. Ils l’ont fait brillamment. Le retour va être exceptionnel, un peu comme le retour en 2015 à Abidjan après le sacre à la Can. Ce sont des moments inoubliables. J’ai la chance de les vivre, j’ai certainement une bonne étoile.
Propos recueillis à Abidjan par
Boubacar Diakité dit Sarr

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