HOMMAGE DE MME BOUARE FILY SISSOKO AU PR. EDMOND OUSMANE Merci professeur


Oui Professeur, il y a des moments où il est difficile de parler d’un proche, d’un ami et surtout d’un frère. Et c’est pourquoi je comprends aisément que vous écrivez : « J’ai mis du temps à t’écrire cet hommage parce que je n’en ai pas eu la force. Chaque fois que j’ai tenté d’écrire quelque chose, ma plume s’est arrêtée. Il m’a fallu 7 ans pour y arriver. 7 ans, tu t’imagines ! Depuis un 8 avril 2010. »
Merci professeur pour le JANJO a notre frère Traoré qui au regard de son parcours hors pair me fait penser à la riche histoire de mon Tomora originel, par conséquent le mérite amplement.
Oui professeur, j’imagine combien il est dur et émouvant de passer les derniers instants avec un être si cher ; doté d’un sens aussi élevé de la famille et au commerce combien agréable !!! Hélas nous sommes tous dans l’anti chambre de la mort.
En effet, les valeurs évoquées dans ce bel hommage notamment, l’amour de la vérité, de la solidarité humaine, de la loyauté et la haine de l’injustice ne pouvait qu’en être ainsi. Né D’une mère métisse si généreuse et aimante ; d’un père exemplaire, un de ces pionniers de l’indépendance dont le Mali se souviendra à jamais.
Je me souviens encore quand mon frère feu Dr. Demba Sissoko dit Pape qui était l’un de ses amis me répétait les propos tenus par sa mère comme s’il savait qu’un jour j’allais témoigner sur son ami, qu’il se plaisait à appeler « Bozambo ». Celle qu’ils appelaient tous avec beaucoup de tendresse « Maman » disait ceci « en Afrique quand il y a à manger pour cinq personnes il y en a pour dix personnes ». Paix à ceux qui sont morts, douleur à ceux qui survivent Vanité et insignifiance de l’humain face à son destin.
Professeur, en lisant ce vibrant hommage j’ai eu des larmes aux yeux car ils sont rares aujourd’hui les hommes de cette trempe sur cette terre emblématique du Mali où ont vécus les Sangha Moussa Sissoko, Magan Soundiata Keita, Touramagan Traore et j’en perds ma plume. En effet je comprends parfaitement ta souffrance et ton amertume, gardons espoir le Mali revient de loin très loin et je demeure convaincue que l’avenir sera radieux. Inch Allah.
Mon frère, tu n’auras assurément pas vécu suffisamment longtemps pour voir germer le semis effectue par toi et d’autres maliens émérites de la trempe du professeur Issa N’Diaye qui vient de te rendre un si bel hommage.
Mais comme le dit un proverbe Khassonké. « La mort n’est rien face a une vie est bien accomplie ».
Dors en paix cher aine. Nous ferons de notre mieux pour entretenir la flamme de l’espoir. Celui de voir un jour notre cher pays cite au rang qui lui sied dans le concert des nations libres et épris de paix et de justice sociale.
Mme Bouaré Fily Sissoko

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