JEUX DE LA FRANCOPHONIE DANS LA CATEGORIE CULTURE : Moisson fructueuse pour les artistes maliens


Aux termes des 8e jeux de la Francophonie tenue dans la capitale ivoirienne du 21 au 30 juillet, les artistes maliens ont battu leurs propres records avec l’octroi de deux médailles ce depuis la création des jeux en 1989. Les nôtres ont décroché deux médailles.  Il s’agit de Boubacar Bablé Draba qui a décroché la médaille d’argent en « création  numérique », et  les marionnettistes de la compagnie « Nama » de Yacouba Magassouba qui s’adjuge de la médaille de bronze.

Les 8e Jeux de la Francophonie ont fermé leur porte hier, dimanche. En termes de bilan plusieurs enseignements sont à tirer sur la participation malienne dans le domaine culturel. Notre Mali a participé dans 7 disciplines culturelles : la chanson, le conte, la photographie, la sculpture, la peinture, la création numérique, les marionnettes géantes, la littérature (nouvelle).

Dans les différentes épreuves, les artistes maliens se sont bien défendu. Si certains ont reçu des médailles, d’autres se sont qualifiés jusqu’aux demi-finales.

Ainsi en création numérique,  Boubacar Bablé Draba, a décroché la médaille d’argent, chose qui ne s’est jamais produite en 8 participations maliennes jeux de la francophonie.  L’étoile montante de l’art numérique malien était le seul africain à être finale. Et c’est de justesse que le Canada est parvenu à le surclasser.

L’autre fierté malienne, c’est les marionnettes géantes de la compagnie « Nama » de Yacouba Magassouba. Ce jeune qui est à ses débuts suit parfaitement les traces de son oncle, le dinosaure des marionnettes Yaya Coulibaly. Sur les berges de la lagune Ebrié, Yacouba et les siens ont remporté la médaille de bronze. La compagnie Nama dont il dirige a devancé 16 autres groupes de 16 pays.  Cette performance de la compagnie « Nama » n’était pas gagné d’avance en ce sens que le groupe n’avait  pas été retenu par la commission de sélection au niveau national.

Pas d’accompagnement des autorités

Il a fallu la vigilance de la commission d’organisation au niveau de Paris pour que la candidature de la compagnie « Nama » soit prise en compte. Avec la médaille décrochée à Abidjan, le groupe a ainsi démenti les sélectionneurs locaux qui avaient argumenté qu’il n’y a pas de bon groupe de marionnettes géantes au Mali pour participer aux jeux de la francophonie.

Autre enseignement, c’est que la performance des deux médaillés est à leur actif. Boubacar Draba et Yacouba Magassouba ont tout mis en œuvre, ils se sont débrouillés avec leurs propres moyens  pour participer aux 8e Jeux de la francophonie.

La compagnie « Nama » jusqu’à la veille de son départ  pour Abidjan n’avait reçu le moindre soutien des autorités maliennes. Inutile de rappeler aux ministères de la Culture et celui des sports qu’un concours se prépare en amont c’est-à-dire plusieurs mois avant une compétition. Qu’à cela ne tienne, le groupe est parvenu à se hisser à la 3e place et porter haut le drapeau du Mali.

Pour l’ensemble de la participation malienne aux jeux, le Mali a reçu 7 médailles et se classe 6e africains et 15e francophone.

Le moins que l’on puisse dire, c’est que les artistes maliens effectue leur meilleur performance depuis le début des jeux 1989 au Maroc. Jamais dans l’histoire des jeux de la francophonie, les culturels maliens n’ont décroché deux médailles. A l’édition de 2013 à Nice, le Mali était absent  en culture, en 2009 à Beyrouth, le Mali était aussi absent. En 2005 au Canada, notre pays n’a reçu de médaille. A Madagascar en 1997, on n’a pas reçu de médaille.  Idem pour Paris1994.

(Nous y reviendrons)

Amadou Sidibé

(envoyé spécial à Abidjan)

 

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