LE SPORT MALIEN EN 2017 : Le sacre de Poulo et le mérite d’IBK


Le rideau est tombé sur l’année 2017. Elle fut riche sur le plan sportif en termes de joies, d’exploits et de déceptions. Mais c’est surtout le sacre de celui qu’on surnomme au siège de la Fifa comme «un défenseur des textes » et auteur du prix africain de développement Padev Casablanca 2017 pour le mérite, Housseini Amion Guindo, qui a marqué les esprits, notamment dans la gestion de la crise du football malien.

Le Padev décerne chaque année des prix à des personnes physiques et morales dont les œuvres dans leurs secteurs d’activité respectifs. Il s’agit pour la fondation 225, de mettre en exergue la qualité et l’impact de ces modèles dans le développement de nos pays afin qu’elles constituent des modèles pour d’autres.
Ce choix porté sur Poulo par les experts de la société civile africaine comme meilleur ministre des Sports d’Afrique confirme le travail accompli par le président de la Codem et en même temps l’avis des observateurs du sport mondial le présentant comme le meilleur ministre des Sports de tous les temps au Mali. La récompense dans la capitale économique du Royaume chérifien, n’est ni plus ni moins que le fruit du travail accompli depuis avril 2014 date de sa prise de fonction à la tête du sport malien avec en mire tous les records.
Après cette bonne nouvelle, commençons notre retro-sport par le chapitre déceptions.
Deux ans après son élimination au premier tour de la Coupe d’Afrique des Nations en Guinée équatoriale, les Aigles ratent une nouvelle fois leur vol sur le continent. Porté par Ives Bissouma, le Mali rentre bredouille du Gabon. Miné par des problèmes internes et par plusieurs mécontentements, cette seconde mesenvature pour le Mali est d’abord celle de la mauvaise gestion et le vivre pour assurer le quotidien. Le même sort s’acharne contre les Juniors en Zambie avec un constat très amer ponctué par un score dont il est inutile de rappeler.
Pour le premier chapitre, après avoir déjà remporté la Coupe d’Afrique des nations des moins de 17 ans en 2015, le Mali réalise un remake parfait au Gabon dans la même compétition et la victime s’appelait le Ghana. Un second sacre qui ouvre une seconde phase finale de Mondial d’affilée où en Inde Mohamed Camara et ses coéquipiers terminent à la 4e place, mais avec le soulier d’argent pour Lassana N’diaye. En basket-ball, c’est un exploit mais réalisé par les autorités, notamment le président de la République conseillé par le ministre des Sports. En effet en 2017, le Mali était sur huit front , une première mondiale grâce à Ibrahim Boubacar Kéïta. Notre pays a pris part à huit compétitions de basket-ball en Afrique et dans le monde. « Même les pays à forte tradition de basket n’ont pu atteindre cette performance » a déclaré le président de la Fédération malienne de basket-ball, Me Jean-Claude Sidibé.
D’abord le Mali a pris part aux éliminatoires de l’Afrobasket masculin de la zone II, à Bamako puis à Dakar. En dame, notre pays participe en qualité d’hôte. Les Cadets et Juniors en filles et garçons étaient au rendez-vous en Italie, au Mozambique et en Iles Maurice. Les sélections hommes et dames étaient à Cotonou pour le basket trois contre trois. Les filles et les garçons à Baku en Azerbaïdjan pour la même compétition avec une place de finale pour les prémières et les quart pour les seconds et les Filles à Sousse en Tunisie en amical international. Mieux, pour la première fois de son histoire, une équipe masculine de basket remportait un trophée. Siriman Kanouté et ses coéquipiers ont, en effet, pris le meilleur sur l’Égypte le 22 juillet pour s’adjuger le trophée de l’Afrobasket U-16. Les filles dans la même catégorie ont récidivé en remportant un 3è trophée après 2013 et 2015, le 12 août face à l’Angola.
Des performances qui ne peuvent cacher une déception avec la demi-finale ratée de l’Afrobasket organisé à domicile. La capitaine Meïya Tirera, meilleure marqueuse de la finale, et autres Nagnouma Coulibaly et Touty Gandega s’inclinent devant le Nigeria.
A Abidjan lors des 8ès Jeux de la francophonie, le Mali avec Djenebou Danté en or, réalise sa meilleure participation à ces Jeux de la Francophonie initiés en 1987 à Québec au Canada lors du sommet de la Francophonie.
Avec un chrono de 52’’ 23’’’, Djenbou Danté s’est classée devant la canadienne Natasha McDonald et la marocaine Assia Raziki.
Des performances sportives, on note le sacre des jeunes du Centre de l’AS Bamako au Mundialito d’Espagne, la mention spéciale pour le Bras de Fer Sportif sacré champion d’Afrique au Nigeria en début de juillet 2017 sans oublier le Beach-volley, le Vovinam-Viet-Vo, les arts-martiaux. Des mérites sportifs récompensés à hauteur de souhait avec la revalorisation des primes par le président de la République Ibrahim Boubacar Kéita.
L’année 2017 s’est achevée enfin par cette décision de la Fifa d’installé un Conor comme solution à la crise qui secoue le foot malien depuis le 10 janvier 2015. Une affaire qui donne raison à un homme seul contre tous. Housseini Amion Guindo, c’est de lui qu’il s’agit ministre des Sports à l’époque, avait décidé le 8 mars de retirer sa délégation de pouvoir au comité exécutif de la Fémafoot. La Fifa a réagi avec la suspension de notre pays. Mais la même institution, pour avoir donner raison au ministre Housseini Amion Guindo, est attendue dans une semaine dans notre pays pour la mise en place d’un Comité de normalisation.
Boubacar Diakité dit Sarr

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