OUVERTURE SAMEDI DU MASA 2018 : Abidjan, la capitale de la culture africaine


La 10è édition du Marché des arts du spectacle d’Abidjan a ouvert ses portes samedi 10 mars 2018, et ce, jusqu’au 17 mars 2018, sur les bords de la lagune Ebrié. Cette édition marque également les 25 ans de ce Marché placé sous le thème : « Quels modèles économiques pour les arts de la scène ».

Plus de 60 pays venant des cinq continents sont à Abidjan autour d’une seule cause : la célébration de la 10e édition du Masa. A cette occasion, ce sont 300 spectacles que cette rencontre propose au public abidjanais, africain et d’ailleurs.
L’ouverture de cette manifestation grandiose a eue lieu samedi dernier sur les bords de la Lagune Ebrié et présidée par la Marraine historique du Masa, Henriette Dagri Diabaté, Grande Chancelière de Cote d’Ivoire. C’était en presence notamment du ministre de la Culture de Cote d’Ivoire, Maurice Badaman, de celui des Ivoiriens de l’étranger, du ministre de la Culture du Burkina, du représentant du gouverneur du district d’Abidjan, de la représentante de l’OIF et bien sûr du DG du Masa, Yacouba Konaté. Pour l’occasion, la salle François Lougan a refusé du monde, prise d’assaut par un public.
Ainsi, pendant neuf jours, Abidjan va vibrer au rythme du Masa avec la prestation des artistes venus un peu partout d’Afrique et de sa diaspora dans plusieurs disciplines artistiques : musique, danse, conte humour, théâtre, slam, marionnettes, etc.
Aux côtés de leurs « frères » du continent, les artistes afro-américains et afro-caribéens sont présents à Abidjan et entendent donner un air de fraîcheur à la célébration des 25 années d’existence du Marché, notamment par la transposition du fameux carnaval J’ouvert qui fonde l’un des attraits artistiques, patrimoniaux et touristiques d’îles comme Trinidad & Tobago, la Barbade ou encore le mythique quartier de Brooklyn à New-York (Usa).
Coté spectacle, la dixième édition du MASA a donné les couleurs vendredi 9 mars par « La Nuit de la femme » au Palais de la culture de Treichville. Une dizaine de chanteuses ivoiriennes ont émerveillés le public. Il s’agit entre autres de Monique Séka, Affou Keita, Sidonie « La tigresse », l’orchestre « Ozoua mam’s », « Les femmes battantes ».
La grande Chancelière, Henriette Dagri Diabaté, s’est felicité de l’évolution du plus grand marché des scènes de spectacles.
La directrice de la diversité et du développement culturel à l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), Mme Youma Fall, Yacouba Konaté, le ministre Maurice Badama se sont felicité de la diversité culturelle dont fait montre le Masa dont la longévité témoigne du succès inconstatable à travers le monde. Le ministre Badaman a rendu hommage à Mme Diabaté pour les efforts consentis dans le rayonnement du Masa depuis ses premières heures.
A ses dires, « la culture reste l’un des socles et pilier de l’émergence de la Côte d’Ivoire ».
Le Masa 2018 verra les spectacles de 64 groupes dont 11 de la Côte d’Ivoire dans les disciplines de la danse, du théâtre, du conte, de l’humour, de l’art de la rue et du slam.
En dehors du Palais de la culture de Treichville, la place Ficgaho à Yopougon, Allocodrome dans la même commune, la place In challah à Koumassi, le centre d’action culturel d’Abobo, le centre pilote de Port-Bouët pour Abidjan, les villes de Bondoukou, Bouaké et Korhogo accueilleront également le Masa qui fête son 25 ème anniversaire.
Officiellement créé lors de la 2e Conférence des ministres de la Culture et de la Francophonie qui s’est tenue à Liège (Belgique) en 1990, le Masa a connu un véritable parcours de combattant avec par moment des interruptions.
La création de ce marché vise à renforcer les capacités des professionnels africains des arts vivants (musique, théâtre, danse). Avec ce marché, c’est l’accès des productions africaines et de leurs artistes au marché international. La 1ère édition a été organisée à Abidjan en 1993 par l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) et le ministère ivoirien de la Culture.
Le 5 mars 1998 le marché est devenu un « Programme international de développement des arts vivants ».
Amadou Sidibé
(envoyé spécial)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *