REVISION CONSTITUTIONNELLE : Vers une sanction des opposants ?


La révision de la Constitution a soulevé un tollé au sein non seulement de l’Opposition politique, mais aussi une partie de la population. Rarement dans notre pays, un débat aura suscité autant de passion. A ce rythme, ça pourra bien être amère pour certains.

La contestation ne faiblit pas du côté du mouvement ‘’An tè a Bana’’ malgré que la Cour constitutionnelle ait tranché pour une relecture. Cela, après sa saisine les députés de l’opposition parlementaire. Apparemment, cette opposition et le mouvement An tè à bana sont loin d’être satisfaits, du moins les plus radicaux.

Cette position ne serait pas sans conséquence au finish. Si, les leaders du mouvement ou de l’opposition ne révisent pas leur position, c’est-à-dire respecter les règles de la démocratie et permettre la tenue du referendum, se verront sanctionner. C’est ce qu’on pourrait comprendre de la conférence de presse du chef de l’Etat, lors de la clôture du sommet de G5.

Déjà le ministre des Droits de l’Homme et de la Réforme de l’Etat avait martelé que les marches organisées par l’opposition étaient anti-démocratiques et anti républicaines. Au motif que l’état d’urgence dans lequel le pays se trouve n’a pas été respecté.

Quelle peuvent être les sanctions ? Qui et qui peuvent être frappés ? Lors de la dernière visite d’Emmanuel Macro dans notre pays, et en conférence de presse, IBK l’avait clairement exprimé. Le président français était parfaitement d’accord et l’avait même soutenu ouvertement. Ces sanctions pourraient être l’interdiction de visa pour ceux qui seraient ciblés comme torpilleurs à l’application de l’accord d’Alger dont est étroitement lié le referendum constitutionnel. En plus, il faut noter un gel des avoirs. Cela concerne les nantis qui garderaient de l’argent dans l’hexagone. Ces mesures peuvent avoir une grande conséquence sur l’activité de ceux qui ont des intérêts directs en France : business, médical…

Ces genres de sanctions se passent dans certains pays africains dont des politiques ont, soit torpillé des accords ou empêché le pays de recouvrer la paix. Tel est le cas en République Démocratique du Congo, par exemple.

Affaire à suivre.

Levy Dougnon

 

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