SITUATION ALIMENTAIRE ET NUTRITIONNELLE AU MALI : Les experts font le point


Des experts de la cellule nationale d’analyse du cadre harmonisé sont réunis depuis lundi pour analyser les informations sur la situation alimentaire et nutritionnelle au Mali au titre de la campagne 2017-2018 au sortir de l’hivernage.

La 1ere session du cadre harmonisé d’analyse et d’identification des populations en insécurité alimentaire aigue au titre de la campagne 2017-2018 se tient depuis hier lundi 14 novembre à Bamako.
Il s’agit pour les experts de la cellule nationale d’analyse du cadre harmonisé, les représentants des cellules impliquées dans la prévention et la gestion des crises alimentaires et nutritionnelles d’analyser et d’apporter des réponses les mieux appropriées sur la situation alimentaire et nutritionnelle du pays.
Ainsi, il vont examiner les évaluations produites par les structures nationales, les partenaires techniques, les ONG et la société civile dont les résultats ont fait déjà l’objet de validation.
Ces évaluations ont porté sur l’expertise classique de la situation alimentaire du Système d’alerte précoce (SAP), l’analyse de l’économie des ménages, l’enquête nationale de sécurité alimentaire et nutritionnelle et l’enquête Smart.
Le ministre Commissaire à la sécurité alimentaire, Oumar Ibrahim Touré, a profité de l’ouverture des travaux pour rappeler la situation de la campagne écoulée. Cette campagne a été caractérisée par une pluviométrie capricieuse avec des poches de sècheresse plus ou moins importantes et un arrêt précoce globale, une crue faible ayant entrainé des problèmes d’irrigation ou d’inondations de rizières à submersion libre et contrôlée, une décrue précoce qui, à ses dires, « pourrait impacter négativement les cultures de submersion, l’inondation des mares et lacs».
Ces faits, selon le ministre commissaire à la sécurité alimentaire « vont certainement impacter les perspectives de récoltes à travers le pays ».
Sur le plan pastoral, la soudure 2016-2017 a été difficile dans les zones de concentration au nord du pays et les premières pluies ont causé des mortalités inhabituelles de bétail dans les régions de Tombouctou et Gao à cause de la fragilité du bétail.
La pêche, affirme M Touré est également victime de la mauvaise crue, avec la mauvaise inondation des frayères pour la reproduction des espèces. « Là non plus, les perspectives ne sont guère reluisantes ».
A ceux-ci s’ajoute l’insécurité qui persiste et s’installe au centre du pays. A en croire, Oumar Ibrahim, « si toutes ces tendances et difficultés n’évoluent pas favorablement, les populations de certaines zones pourraient connaitre des situations difficiles cette année ».
Le représentant de la FAO, chef de file de la sécurité alimentaire, Amadou Allaye Diallo, le CILSS et des partenaires techniques ont assisté à la ceremonie d’ouverture.
A.S.

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