SORTIE CONTRE ADAM BA KONARE : Adéma Barou répond au camarade secrétaire politique


Ta sortie, pour le moins, honteuse à l’adresse de la camarade Adam Ba Konaré, dont l’offense aura été d’attirer avec bienveillance l’attention du président Kéita sur l’impérieuse nécessité de surseoir à son projet de référendum, me vaut l’honneur insigne d’y faire suite avec la franchise habituelle.

La sécheresse de tes convictions au sein de notre parti t’y autorise et confirme à l’évidence le caractère alimentaire de ton engagement. Ce dont les Maliens, au-delà de notre formation politique ont été, avant l’heure, les témoins avisés.

Je ne suis guère surpris de constater, à travers ta sortie que l’essentiel de ton propos se résume à une compilation de réactions quelconques de quelques « pintades » du Net au profit d’une inspiration sinon en panne du moins à bout de souffle.

Camarade Adama, penses-tu que IBK ait réellement besoin de ce genre de saillie de ta part, dans un style non articulé et peu structuré, pour se défendre ? Assurément Non ! Tu seras plutôt débarqué dès son retour pour cause de reniement.

Merci, camarade, d’avoir facilité l’issue de tes menées obscures à tes « compagnons de lutte » au sein de l’Adéma. Elles auront été sans lendemain.

Tu sais mieux que quiconque ce qu’il te reste à faire. A savoir : te retirer du gouvernement ainsi que du parti et te démettre de tes charges au niveau du poste plus que prestigieux de secrétaire politique trop grande pour de si frêles épaules.

Car, ce poste requiert de l’entregent, du panache, de la conviction, mais aussi de l’habileté, de l’intelligence et de la persévérance ainsi que de la vision, de l’imagination et du sens des événements par l’anticipation afin de fédérer et concilier les antipodes pour pouvoir prétendre imprimer un rythme, une marche et une cadence politique à notre parti.

Adémiste de photo, piètre communicant devant les micros stipendiés par de tristounets serviteurs, je te concède d’avoir cédé aux sirènes des délices d’une vie nouvelle et d’avoir à ce point été ébloui par les lambris du palais et les lumières de la salle du conseil.

Et pourtant, j’ai toujours dit que nous n’avions de pires adversaires que nous-mêmes. Tu en es la parfaite illustration.

Pitoyable secrétaire politique, tu nous demandes de nous aligner ou nous taire ! D’applaudir le président élu avec plus de 77 %. IBK a-t-il réellement besoin de t’entendre pour se sentir élu et gouvernant afin de se convaincre qu’il a été très bien élu ? Non dis-je ! Au rythme qu’est le tien, le parti court à l’abîme. Tu sais donc ce qu’il te reste à faire en ayant entrepris de vivre à horaire décalé, loin du parti, loin des militants et de la base.

Au contenu que tu confères à ton poste ministériel (IBK ne t’en demande pas tant !), il est devenu synonyme de servilité. Où en est-il de la grandeur et des servitudes propres à l’honneur de servir ? Vanité et cimetière des illusions.

Ta réaction qui traîne les tares d’une grande indigence morale et intellectuelle n’est ni appréciée, ni convenue, ni partagée et encore moins approuvée par nos militants. C’est ton chant du cygne en attendant le hillali.

Camarade égaré, j’attendais plutôt de toi une vive incitation à l’endroit de nos militants à se voir reconnaître la libre expression et le droit à la critique tout en reconnaissant leur place non en fonction de leur degré de soumission ou de considérations tenant d’une certaine vénalité ; mais, pour le rôle de chacun en tant que militant capable de porter des innovations et mûrir des convictions.

Mais, saches que tu n’es ni à la hauteur de notre affection, ni de celle de notre soutien encore moins celle de notre espérance.

La liberté donne à la démocratie en tant que système politique, sa réalité, sa constance son effectivité. Peut- être méditeras-tu cette assertion ?

Il est indécent de cirer une paire de basket ; même de la part d’un hâbleur littéralement tombé sous le charme du Président.

Oumar Sacko

Adéma Barou

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