« THOMAS SANKARA-L’ESPOIR ASSASSINE » : Un livre de Valère D. Somé


Personnalité politique sous le président Thomas Sankaré, Valère D. Somé fait également parti du cercle des auteurs burkinabé. Il a sorti plusieurs livres dont les plus célèbres sont : « Thomas Sankara – l’espoir assassiné », « Les nuits froides de décembre, l’exil ou…la mort », Le plus proche collaborateur de Sankara s’en est allé mardi 30 mai dans un hôpital Parisien.

« On peut accuser le Président Thomas Sankara d’avoir passionnément voulu et entrepris la libération de son peuple ainsi que sa prospérité dans la dignité. Cela, il l’a tellement désiré que l’on puisse aussi l’accuser d’avoir agi avec précipitation, prenant ses rêves pour la réalité.

Thomas Sankara, le révolutionnaire intransigeant, l’incorruptible, le dérangeur, l’idole de la jeunesse, le héros des soldats, le défenseur des opprimés et leur porte-parole, s’est retrouvé face à certains de ses compagnons de route, le 15 Octobre 1987. Il est mort amis, pour autant, son passage fulgurant éclaire encore la conscience burkinabé » et la jeunesse africaine. Ces mots sont de Valère D. Somé, un des plus proches compagnons de Thomas Sankara dans son livre « Thomas Sankara – L’espoir Assassiné », un des livres qu’il a édité.

Dans l’ouvrage, il apporte un témoignage analytique des circonstances qui ont conduit à l’assassinat du Président du Faso. Il analyse sans réserve les causes internes de cette  forfaiture, de même que les implications extérieures. Il étudie la constitution et l’évolution du front « Populaire » de Blaise Compaoré ainsi que les différentes forces politiques aux cotés ou en face du régime actuel.

Dans l’interview accordée au site thomassankara.net, Valère fait dira que son livre « Thomas Sankara, l’espoir assassiné », a été une réplique à une œuvre commanditée par les dirigeants du Front populaire. Il revient sur les raisons de la sortie du livre qui s’est vendu comme des petits pains sur le marché africain.

« Quand je suis allé au Congo, durant mon exil, je n’avais aucune intention d’écrire. Sennen Andriamirado, le journaliste malgache de Jeune Afrique, est venu me voir à Brazzaville. Et je lui ai donné les manuscrits que j’avais. C’est ce qui lui a permis d’aller écrire : Il s’appelait Sankara. Je me suis dit à l’époque qu’à défaut d’écrire moi-même, si Sennen le faisait, il rendait service à notre cause ».

A sa grande surprise, Valère découvre l’existence du livre du « mercenaire » Ludo Martens, « Sankara, Compaoré et la révolution burkinabè » commandité par les hommes de Blaise Compaoré (ndlr, Ludo Martens, homme politique communiste, belge et historien).

Selon l’un des héros de la révolution du 4 août, « dans le livre, Arsène Bognessan Yé, et autre Kader Cissé, serviteurs du régime Compaoré, se sont adonnés à défigurer les faits à leur convenance ».

« Lorsque j’ai fini de lire le livre, mon sang n’a fait qu’un tour, j’ai pris la plume et à main levée, j’ai répondu. Donc celui qui sait faire une analyse critique, en lisant le livre de Ludo Martens et le mien, il saura que je n’ai fait que répliquer. Je ne peux pas être encore vivant et voir comment on travestit l’histoire et me taire. Si je me taisais, ce serait de la lâcheté », raconte Valère Somé.

Valère c’est également l’homme qui a écrit un roman qui porte sur son séjour en prison, à la gendarmerie, les tortures qu’il a subies. Au-delà des faits réels qu’il traite dans le roman, il met une dose de fiction, pour ne pas identifier les acteurs, puisqu’ils sont encore vivants.

Intitulé : « Les nuits froides de décembre, l’exil ou…la mort », son dernier livre paru en 2015. Le livre retrace la détention de l’auteur dans les geôles de la gendarmerie nationale, ainsi que les tortures que lui et ses camarades ont subies.

Socio-anthropologue de son état et concepteur du Discours d’orientation politique du 2 octobre 1983, bréviaire de la Révolution du 4 août 1983, Valère Dieudonné Somé est un fidèle compagnon du défunt président Thomas Sankara dont il préserve et défend la pensée.

Ancien ministre des Enseignements secondaires et supérieurs et de la Recherche scientifique, Valère Somé était à la retraite

A.S.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *